Vort
Mie
Pangot
Escarthère
Hamour
Aine
Eneurs
Tufants
Forsastre
Détune
Esblement
Accapoir
Solisisme
Narcisdarité
Optinisme
Cymisme
Plabril
Nomnète
Humalité
Aninité
Litention
Déberté
jeudi 12 juillet 2012
41e poème de résistance du 18 mai
mercredi 18 avril 2012
Colère rouge
mardi 10 avril 2012
Dormir jusqu'en haut
Nerfs qui craquent
Collets d’un tronc
Cous lacérés
Je voudrais dormir
M’étendre sur le feu
M’évaporer jusqu’au bleu
Peindre des oublis
Évoquer des souffles
Libérer la gorge des guerres
Devenir l’horizon
M’encoffrer dans la glaise
Rouler des ombres
Avaler des planètes
mardi 6 décembre 2011
Les origines de la Parole
Douce et étrange lumière au fond de ton iris
Intense lueur dans le chatoiement de ta voix ma belle
Absence. Tu es une chatte (silencieuse) dans le coffre de ma tête.
Les vibrations de ton souffle ébranlent la charpente osseuse
Intérieure. Je me présente à toi, débarrassé.
Et pourtant, je te soupçonne dans le moindre cliquetis d’insectes
La moindre moustache de souris, le moindre point à la fin de la moindre phrase.
Je te sais tapis dans les tulipes de mes érections, dans le soufre de mes dents
Dans la substance noire et les fleuves de lumière.
jeudi 17 novembre 2011
Et oui la poésie
Et oui !
Maintenir bien au fond
Plus au fond encore
Les pulsions ping-pong
Les passions noires et mates
Se mettre à genoux sur
Le couvercle qui danse
S’agripper à la tôle
Quand il pleut à l’envers
Ne pas se préoccuper
De la soif de la
Faim de la
Mort
Ne pas mettre le feu
Patienter comme un joueur
Devant l’absolu
mercredi 4 juillet 2007
Exceptionnellement vôtre
Sur le sol
Enfant je marche sur le sol
les souliers des adultes me font rire
pourvu qu’on évite mes doigts
silencieux sournois je m’enfuis
je suis aussi discret que les fourmis
aussi curieux que les moineaux
j’ai un secret j’avance avec hâte
s’agite en moi une force futée
pourvu qu’on évite les questions
les destinations ne tarissent pas
des mots nouveaux m’accompagnent
salut interception atmosphère
je découvre que j’aime les mots
ils me donnent le goût de partir
j’observe la nature de la route
j’examine le vieux macadam
plus loin mes genoux s’ensanglantent
ma mère flotte dans le ciel
un insecte s’accroche à mes blessures
il suce mon sang et pisse ma douleur
je me tourne vers le soleil et je ris
pourvu qu’on ne m’enferme pas
ma fuite a maintenant un sens le soleil
il m’attire comme un rêve le feu
