et si on se faisait une petite guerre nucléaire histoire de renouveler notre inspiration et si on s’éclatait en bombe au-dessus de / l’origine biologique du terme ne masque pas le pathétisme du propos / et si on s’éclatait radicalement la tête avec un gun/revolver/couteau/corde/barbiturique/ et si on foutait la merde pour voir ce que ça laisse comme traces et si on stephenharperisait les carrés de sable de notre enfance-bitume la Corée du Nord arraisonne un bateau de pêche sud-coréen en mer du Japon j’ai pleuré parce qu’une colonie de manchots empereurs a été décimée par la fonte impromptue d’un glacier en Antarctique j’ai frissonné en parcourant le Pacifique en compagnie d’une tortue marine par moments je rêve que je m’étends sur le sable chaud de sa vulve volcanique je me demande si une catastrophe totale ne serait pas le Move tant attendu pour corriger le tir abattons les clichés pensons avec des idées flambant neuves et si le diable avait raison et si le royaume était tapis dans la noirceur opaline de la fin du monde et si je sautais une ligne une coche un repas une journée une femme un portefeuille / courage pensée en pointe espoir espace dans mes veines sur le sofa de la météo allons mâchons les dépressions atmosphériques innovons innocemment osons rêver osons projeter nos intuitions en orbite autour des audaces pluie froide et sauvage j’aime la métalité des arachnicotoches la transfamine fourage des lytorphes phages j’aime faire table rase de son pubis j’aime raser le sol avec l’avion des mes désirs la cloche sèche la lèvre tuméfiée de la grande Connerie collective je pense encore à Sollers l’astre soleil et miel frange des dés perdus lâchés lousses je pense que si je n’étais pas père je serais astre oublié aux confins de la galaxie si j’avais un chapelet de vie à égrener je me glisserais dans un roman de science-fiction faudrait coupler Dan Simmons et Philippe Sollers nous aurions une idée éclatante du roman qui me trotte dans la tête – cheval débonnaire aux flancs de feu – bonjour lectrice je t’aime donne-moi un baiser j’ai faim de tes lèvres hamac lunaire luminaire libido – j’ai peur de vous décevoir bad beat poétique / je m’ennuie de mes crayons de couleur / je ne vous ai pas encore écrit mon texte mathématique sur l’infini – joie et bonheur d’avoir résolu par moi-même la division par zéro (« j’ai peur de te décevoir, mon frère, mais tu n’as rien découvert » m’a dit gentiment mon petit frère) (« j’ai compris l’incompréhensible, ça me suffit ») en attendant que je vous écrive ce texte à caractère mathématicopoéticométaphysique si vous voulez un aperçu de mon flash faites sauter n’importe quel nombre à l’aide d’une bombe nucléaire et vous aurez une idée de la réponse qui me trotte dans la tête –Bucéphale !
dimanche 8 août 2010
Journal du temps qui passe 7
dimanche 11 juillet 2010
Journal du temps qui passe 6
soulagement relâchement de la tension s’amorce l’âge de la réalisation s’ouvrent les persiennes sur une dense forêt les branches vecteurs d’autodépassement je vous promets une lumière éclatante des flashs lapis-lazuli des plafonds célestes de chaudes révélations je ne vous garantis pas le changement de paradigme la révolution totale mais une ligne droite un fil un rasoir d’Occam une belle résolution de l’Énigme je vous promets l’espace intérieur une plongée en vous-mêmes une extrospection dans les plus sombres les plus vaseuses couches de votre être c’est la condition l’unique condition au bonheur le sens unique la destination ultime bouche à bouche de corps sans bouche introduction du tube dans votre tube écrire pour louvoyer en soi-même aux carrefours des Autres qui écoutent je pasticherais Rimbaud si on ne l’avait pas déjà fait un million de fois j’aime le lit d’étoiles qui brillent dans tes yeux j’aime le sang du feu les lèvres du soleil le clitoris de Dieu la piste les pointillés que fait-on après ? que fait-on lorsqu’on a tout cassé ? j’apprends la patience j’apprends à ne plus me fixer de but car le chemin est mon but la route est ma destination le mouvement mon bonheur non pas le mouvement patent des avions et des je-te-raconte-ma-dérive-o-que-je-suis-un-voyageur je me détache de ces programmes de ces je-visite-l’univers-car-j’en-ai-les-moyens / je préfère gaspiller mon esprit à créer des mondes déstabilisants / j’ai découvert l’infini en moi / j’en prépare un article / vous verrez bien de quelle équation je me chauffe / j’ai besoin d’amour
vendredi 11 juin 2010
Journal du temps qui passe 5
rêves avec conséquences irruption minérale dans un monde végétal mou flasque obèse les temps sont à la démesure même les dégâts prennent des proportions gigantesques historiques à graver avec des lettres de pétrole dans le grand cahier scolaire de l’histoire humaine j’ai une prémonition l’humanité s’essaimera dans la Voie lactée les extraterrestres ce sont les humains de demain ça vous décoiffe hein ? quel soulagement de penser que l’espèce humaine n’en est qu’à ses débuts ce génome cancérigène nommé Homos sapiens n’en n’a pas fini de découdre le tissu de la vie sur terre microbe envahissant destructeur cynique et rongé par la mauvaise foi l’humanité un cancer dégradation altération bien sûr il y a également les gènes d’un côté lumineux le visible side of the reality la bonté les bonnes idées la chaîne des mains solidaires les cœurs vaillants les sœurs Thérésa Karl Marx tous les utopistes les grands frères les bénévoles les médecins les professeurs les bonnes odeurs les belles fleurs la luxuriante nature – véritable peau de chagrin – les animaux l’effervescence la spiritualité les échanges de couple les histoires d’amour les découvertes l’espace la poésie les mathématiques les jeux l’enfance les lèvres la bouche les idées les outils les maisons / les territoires et les guerres les convoitises les différences les attentats massacres nuées de morts montagne de squelettes abat-jour en peau humaine Adolphe Hitler Cortez les tueurs en série la mafia les Hells l’enfer feu horreurs bouillon image de l’humanité en ses replis décevants
lundi 7 juin 2010
Journal du temps qui passe 4
incognito constance et congas régularité des chutes de briques chutes de glace sans tain sans intérêt calcul aux reins du corps sans organe Deleuze est dans mon garde-robe mon garde-robe est dans ma tête ma tête est dans le ventre de Jérôme Bosh homme poisson requin cardinal coccinelle pape pieuvre monseigneur Dieu marché ouvert intestin bourré d’idées reçues la poésie se balance en dehors des ondes régularité des bad beat des zombies James Ellroy une cuillère dans le cul une seringue dans l’œil salut lecteur j’ai écrit quatorze poèmes depuis 10 jours je n’ai toujours pas passé mes examens colonoscopie et colonie de fourmis voyageuses sur la planète Arrakis foyer mental compost frayères marais la tache de pétrole a fait tache d’encre le jeu de mots a joué aux mots vive l’industrie microscopique de la poésie urbaine une gang de poètes se réchauffant les mains autour d’une télévision en feu critique du faible de l’asthmatique du moribond grands titres petites poésies à part une bande à part à part des accrocheurs d’oiseaux je découvre une attirance naturelle pour l’argent dormir sur une paillasse bourrée d’amphétamine faire une danse à dix balles patins à roulettes russes pour gravir les montagnes de la mort le web est un bon endroit pour passer inaperçu pour tremper sa plume rouille poule saoule dans le lac mental mantras manga hare rama hare Krishna je me demande ce qu’est devenu Michel mon ami qui était rentré chez les Krishna faudrait que j’en parle à claire lamarche claire la voie claire la destination des humains le cimetière lieu sans cime sans terre difficile de ne pas penser à la mort lorsque l’inquiétude se manifeste j’ai pleuré en regardant Josélito j’ai souri en gagnant au poker j’ai chanté lorsque j’ai refermé la porte derrière moi par moments l’espèce humaine me décoration me laisse de glace j’ai des affinités avec des êtres intéressants qui ne me connaissent pas je regrette de ne pas lui avoir parlé avant qu’elle meurt idem pour mon grand-père rendu ici on peut dire n’importe quoi je pourrais pratiquement dessiner les interdits
lundi 31 mai 2010
Journal du temps qui passe 3
Bas-latin petroleus du latin petra pierre et oleum huile marée de pierre noire calculs aux reins d’un continent obèse rien à célébrer houle au beurre noire lâchée lousse Golf du Mexique ça n’a rien d’une partie de plaisir ce soir je ne dors pas un thriller idiot à la télévision j’ai passé la journée à écrire des poèmes à ressasser l’univers ne jamais se demander à quoi sert la souffrance 52 incendies fumée grise comme un couvercle sur le Québec à quoi sert l’inégalité des conditions de vie naïve question tomber en bas de sa chaise comme un président de syndicat une vieille histoire Washington se prépare au pire on parle d’une fuite qui ne s’épuiserait pas avant des mois imaginons des poissons englués morveux alourdis de pétrole pétrochimie de l’époque moderne décomposition méthodique d’une civilisation aveugle – les yeux bourrés de pétrole – qui fonce tête baissée dans un mur colossal et nous ne parlons pas que des USA la terre s’effrite dans l’espace à force de tourner en rond dans la tête des hommes qui abattent des arbres pour faire des dollars monnaie de papier circulation symbolique d’une chlorophylle artificielle volontiers noire devenue train avion voiture plastique bitume méthane colle solvant cosmétique les forêts brûlent les villes puent les poètes écrivent des poèmes que le feu consume pourquoi être si triste me demande un observateur je lui réponds de lire le titre de mon texte journal du temps qui passe ce n’est pas de ma faute si les temps sont secs et noirs si la Chine achète l’Afrique usine par usine s’il n’y a pas un seul continent sans dictature ce n’est pas de ma faute si Big Brother existe si les gens lisent peu de livre peuple presbyte et quoi j’aime tremper ma plume dans l’air du temps – à l’occasion – un blogue ça sert à ça me confie Koko mon chat noir – abus des tirets faisons la révolution verte pendant que les couleurs existent encore belles les femmes sont belles j’ai rencontré une très belle poète aurait pu tomber amoureux de ses yeuxbrasjambesfessesespritsseinslèvresparolesdents la vie est belle avec le cœur quand il n’est pas gonflé d’hélium soleil nébuleuse début de l’univers fabrication d’étoiles faisons des enfants nous en aurons besoin pour nous torcher quand nous serons une population majoritairement sénile pousse pousse le vieux en bas de sa chaise pénurie de fauteuils roulants fini la nostalgie fini le spleen baudelairien je vous annonce du soleil au moins une fois par an je vous annonce une eau bleue sauvage électrique stimulante du grec êlektron ambre jaune résine d’amour à s’en lécher les doigts clair désir diversion des mots vers le poème je vous ai présenté la suite d’un texte infini
dimanche 30 mai 2010
Faut pas rire des êtres sensibles
Vous allez peut-être rire, mais il m'arrive souvent, l'hiver, de penser à ce dont parle le poème de François Coppée qui suit :
La mort des oiseaux
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois,
A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.
Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que " les oiseaux se cachent pour mourir ? "
Promenades et Intérieurs, François Coppée 1842-1908
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